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La porcelaine d’Andenne et ses marques

25,00

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Description

Avant-propos

Andenne est une ville qui doit beaucoup aux étrangers, à commencer par Begge et les Dames Chanoinesses.

Notre belle céramiquen’échappe pas à la règle. On accourt de partout, alléché par la derle. Menicken, un Allemand, fut notre premier pipier. Joseph Wouters, un Louvaniste, fut notre premier faïencier. Jacques Fourmy, un français, nous livra les secrets de la porcelaine dure. Camille Renard, un liégeois, transforma Andenne en petit sèvres. Camille Renard décéda il y a quelque septante-cinq ans. Il convient de fêter cet anniversaire et de le replacer au centre d’une activité à la laquelle ce jeune ingénieur, chimiste et artiste à la fois, a donné des accents étrangement modernes. C’est en outre l’occasion de brosser l’histoire spécifique de notre porcelaine et de finir en beauté en publiant la liste des marques, réclamée à grand cris depuis belle lurette. Entreprise passionnante, mais non point sans péril, puisqu’il nous faut à la fois séduire l’antiquaire et le collectionneur à l’affût des belles pièces, récolter marques et reproductions, convaincre l’historien attentif à l’évolution de l’art. Tous ces gens sont des avertis.Pour son malheur, l’auteur est bicéphale, historien et chineur à la fois, mais, comme les autres, mordu.

L’amour est aveugle, dit-on. Quelle erreur! Seul l’amour a des yeux.Comment, sans aimer, comprendre et faire comprendre, que ce soit la latin, la chimie ou l’œuvre d’art? Comment, sans s’acharner, retrouver dans la pâte pétrifiée