Sélectionner une page

latelierdupipier11

Dès le début du 17e siècle, les potiers hollandais de Gouda se lancent dans la production de pipes en terre. Ils découvrent très tôt que les qualités de la derle andennaise conviennent parfaitement pour la fabrication des pipes. Il s’établit un commerce très florissant, générateur de conflits, de fraudes et de malversations diverses, entre les exploitants des fosses à derle et les marchands hollandais et liégeois qui assurent le transport de la terre sur la Meuse dans des bateaux lourdement chargés. Au 18e siècle, une seconde route passant par Namur et Anvers permet d’éviter les taxes imposées par les Liégeois pour la traversée de leur territoire.

Il faut attendre la seconde moitié du 18e siècle pour voir apparaître des pipiers à Andenelle, là où avaient travaillé les potiers médiévaux.  Pierre Menicken en 1757 et Pierre Hörter en 1768 apportent leur savoir-faire de la région rhénane de Coblence. La terre à pipe locale est enfin utilisée sur place.

Le Musée présente de très nombreux exemplaires de la production de pipes en terre andennaises.

Trois éléments méritent d’être mis en lumière:

  • La reconstitution d’un atelier de pipier équipé de l’établi et des outils de fabricants de pipes andennais.
  • Le four monumental de l’un des derniers pipiers, Daniel Verheyleweghen, démonté brique par brique à Andenelle et reconstruit dans le jardin du Musée de la céramique.
  • La collection d’innombrables fragments de pipes fabriquées par Désiré Barth dans son troisième atelier, quai de Brouckère (1880-1893 ?), extraites d’un puits qui avait servi de dépotoir ; cette collection permet d’établir une typologie d’une grande diversité.