Sélectionner une page

lesporcelaines7

La porcelaine est une pâte produite grâce à une argile d’une grande pureté, le kaolin, qui lui confère sa blancheur et sa densité. La porcelaine dite dure a pour particularités d’être translucide et de ne pas se laisser rayer.
Après une première cuisson en dégourdi vers 1000°C, le biscuit est émaillé et subit une deuxième cuisson dite de « grand feu » à une température voisine de 1400°C. On obtient alors une porcelaine blanche, solide et vitrifiée.
Une fois décoré, l’objet est prêt pour une troisième cuisson aux alentours de 800°C. Cette cuisson se fait dans un four à moufle ou dans des cazettes afin d‘éviter le contact direct de la porcelaine avec la flamme. Une quatrième cuisson, vers 600-750°C, permet de fixer une dorure éventuelle.

Dans cette salle consacrée à la porcelaine, le musée vous présente plusieurs fabricants tels que :

  • Jacques Fourmy (1810-1822)

Installé à Andenne en 1810 à l’initiative de d’Artigues, riche propriétaire de la cristallerie de Vonêche, ce chimiste français venu de Sèvres a consacré ses recherches à l’obtention d’une vaisselle « hygiénique » à bas prix se rapprochant de la porcelaine. Aucun objet de Jacques Fourmy n’est connu à Andenne à ce jour.

  • La famille Winand (1820-1885)

Jean-Louis Winand, tout en conservant sa piperie, produit également, à partir de 1820, à la suite de Jacques Fourmy, toutes sortes de porcelaines grâce aux nouvelles techniques. Il obtient des moules à bas prix et engage quelques membres du personnel de ce dernier. Bientôt, sa porcelaine lui rapporte au moins autant que sa piperie dont il ne tarde pas à cesser les activités.

Son fils, Saturnin Winand reprendra l’atelier de porcelaine et poursuivra la production d’une vaisselle aux formes simples et belles, solides et d’un bon rapport qualité-prix qui plait à la bourgeoisie.

Son fils Louis ferme la fabrique en 1885.

  • Camille Renard-Steinbach (1859-1863)

Peu de temps après son arrivée à Andenne, cet ingénieur liégeois fonde en 1858 avec son beau-père la société ”Steinbach et Cie ”qui fabrique des produits réfractaires à Seilles. L’année suivante, il acquiert un atelier pour accomplir son rêve : porter l’art de la porcelaine à son apogée. Il engage alors des artisans hors pair et leur donne l’envie de créer du « beau », à l’instar d’autres centres céramiques comme Sèvres. Malheureusement en faillite, la fabrique ferme après à peine cinq ans. Camille Renard retourne à Liège où il enseignera l’histoire de l’art et créera des modèles décoratifs pour les cristalleries du Val Saint-Lambert.

Vers 1870-1880, la porcelaine, comme la faïence, seront supplantées par le grès et les produits réfractaires tandis que John Cockerill se lançait à Andenne dans la brique réfractaire et le grès, couvrant la ville de cheminées.