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Dossier de presse : Exposition Chawan

Publié le 9 juin 2011

 

23 janvier > 21 mars 2010

Le Musée de la céramique d’Andenne présente, en collaboration avec Het Laatste Huis, une sélection de Chawan spécialement conçus pour l’événement par  14 céramistes internationaux :

Japon : Asuta Mochizuki

Etats-Unis : Steven Branfman

Angleterre : Christine Cox

Pays-Bas : Hans Pillen

France : Rozenn Bigot, Marie-Laure Cantuel, Tom Charbit, David Louveau de la     Guigneraye, Dalloun

Belgique : Linda de Nil, Els Janssens, Eric Franchimont, Chris Prinsen, Lou Smedts

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Chawan est le nom générique japonais pour désigner les bols utilisés lors de la cérémonie du thé. Ils sont apparus au 16e siècle. Tous les objets en usage ou qui avaient un quelconque rapport avec la cérémonie furent soumis à des règles et des normes spécifiques : les ustensiles du thé, la calligraphie, l’architecture, l’art des jardins…

Les Chawan ne sont pas de simples bols à thé, ils doivent satisfaire aux exigences du maître de cérémonie et à ses règles. Nés de la terre, produits de savoir-faire, ils sont considérés comme l’un des summums de l’Art. A la fois mystérieux, complexes, changeants, décoratifs, ils sont également fonctionnels et sobres. Selon les saisons, les Chawan adoptent des formes et des couleurs différentes.

Après le Musée de la Poterie de Torhout, le Musée de la céramique d’Andenne accueille du 23 janvier au 21 mars 2010, l’exposition « Chawan ». Elle sera ensuite présentée au Centre Céramique Janja Gora en Croatie, au Musée de la céramique à St- Amand en Puisaye et, en 2011, à Kyoto au Japon, à Amersfoort au Pays-Bas.

PROGRAMME D’ACTIVITES :

  • Rencontre-échange entre le public et les céramistes de l’exposition «Chawan»

Le samedi 23 janvier dès 14h

Conférences

  • «Chawan et céramique Art nouveau» par Virginie Courtoy, historienne de l’art tom-charbit-1-copie

Le vendredi 5 février 2010 à 19h30

La découverte des grès japonais et, plus particulièrement des Chawan, bols à thé, est à la base du renouveau de la céramique à la fin du 19e siècle.

Pour plus d’infos :

La découverte des grès japonais et, plus particulièrement des Chawan, bols à thé, est à la base du renouveau de la céramique à la fin du XIXe siècle. Celle-ci a été un réel choc pour les artistes car son esthétique de « l’imperfection » est à l’opposé de la céramique européenne de l’époque. Elle a permis aux céramistes français puis belges de se libérer des conventions historicistes. Le caractère artisanal et unique de ses objets d’art était en accord avec les fondements de l’Art nouveau et un moyen de s’opposer à l’art industriel.

Les artistes français tels que E. Chaplet, J. Carriès, A. Dalpayrat ont ouvert la voie. Leurs recherches les ont menés à expérimenter les émaux et les formes, à l’exemple des maîtres-potiers japonais. Leurs œuvres ont notamment été exposées aux Expositions universelles, au Cercle des XX et au salon de La Libre Esthétique à Bruxelles.

Les artistes belges comme A. W. Finch, O. Coppens et A. Craco se lancent dans la céramique sous l’influence des idées Arts and Crafts. Ils trouvent dans l’œuvre des céramistes français et japonais un exemple à suivre. Leurs techniques et leurs conceptions esthétiques sont à la fois personnelles et d’un esprit proche des Chawan.

  • «Cha do gu, céramiques et laques de la cérémonie du thé »

Par Edith Culot, historienne de l’art, présidente de l’asbl Passerelle Japon

Le vendredi 5 mars 2010 à 19h30

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Au Japon, la cérémonie du thé, appelée cha no yu, est un rituel immuable fixé au XVIe siècle. Les ustensiles qui entrent en scène font l’objet d’une grande attention, en particulier, le plus important d’entre eux, le Chawan.

Pour plus d’infos :

Au Japon, la cérémonie du thé, appelée cha no yu, est une activité au cours de laquelle du thé vert en poudre est consommé suivant un rituel immuable fixé au XVIe siècle.  La boisson est préparée par un maître pour ses invités, dans une atmosphère de calme propice au recueillement. Les ustensiles qui entrent en scène font l’objet d’une grande attention, en particulier le plus important d’entre eux, le Chawan. D’abord importé de Chine, il sera ensuite fabriqué localement. Il en va de même pour une autre pièce de qualité : le container à thé ou cha-ire.  Des objets secondaires, comme les récipients à eau froide, la louche et la cuillère en bambou, les vases de fleurs, sont fabriqués au Japon dès l’origine, permettant le développement de nombreux fours régionaux. Toutes ces pièces se caractérisent par leur esthétique épurée ainsi qu’un intérêt pour les irrégularités de formes et de couleurs qui leur donnent une âme et une histoire.

Les dimanches japonais

  • Cérémonie du thé sera présentée par Eric Franchimont, maître de thé de l’école Urasenke

Le dimanche 7 février à 14h

Avant d’expérimenter une dégustation unique du thé, l’histoire, la philosophie et les codes de ce rituel vous seront révélés.

Simplicité, sobriété, sérénité, chacun pourra trouver « la paix dans une tasse de thé ».

Pour plus d’infos :

Au 12e siècle, un moine Zen rentrant de Chine introduit une nouvelle manière de boire le thé au Japon. A cette époque, le thé est utilisé comme un stimulant pour l’étude et la méditation, et cette pratique monastique va établir les bases spirituelles du Chado : la poursuite de la réalité et du sens de la vie par une recherche fondamentale de soi.

Sen Rikyu (1522-1591) va désigner l’esprit fondamental du Chado par quatre caractères : Wa, Kei, Sei, Jaku. Wa signifie l’harmonie, harmonie entre l’hôte et les invités, harmonie avec la nature et les saisons, harmonie entre les ustensiles. Kei signifie le respect qui naît dans l’esprit de chacun et aussi vis-à-vis des objets. Sei exprime la pureté et l’honnêteté du cœur. Enfin Jaku signifie l’état d’esprit, que l’on pourrait traduire par bonheur, paix du cœur ou sérénité, dès lors qu’ont été réalisés Wa, Kei et Sei.

Plus de quatre siècles se sont écoulés depuis Sen Rikyu, mais aujourd’hui encore ses descendants préservent son esprit. L’un d’eux est Soshitsu Sen XVIème, grand maître de l’école Urasenke de Kyoto.

De nos jours, le temps et l’énergie pris pour la préparation d’un bol de thé pourraient paraître inutiles. Mais un bol de thé préparé suivant les principes du Chado est un rituel destiné à rétablir la tranquillité intérieure qui est un besoin fondamental de l’homme. C’est un rituel de simplicité et de sobriété dans lequel chacun peut trouver : « La paix dans une tasse de thé ».

  • Immersion au cœur des traditions japonaises

Initiation au shogi, jeu proche des échecs occidentaux, initiation à la calligraphie, art de tracer avec élégance, à l’encre, les idéogrammes japonais, présentation d’Ikebana, art floral…

Le dimanche 28 février dès 14h

Pour plus d’infos :

Passerelle Japon est une ASBL liégeoise qui organise des cours, des visites et des conférences autour de différents aspects de la culture japonaise : la langue, l’architecture, le jardin, la cuisine, la cérémonie du thé,… www.passerelle-japon.be

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Du 23 janvier au 21 mars 2010

Lieu :     Musée de la céramique d’Andenne

29, rue Charles Lapierre

5300 Andenne

Tél : 085/84 41 81

musee@ceramandenne.be

www.ceramandenne.be

Horaire d’ouverture : du mardi au vendredi de 9 à 12h et de 13 à 16h30

les week-ends de 14 à 17h

Fermé les lundis et jours fériés

Entrée Musée + expositions :
Adulte : 4 € – Senior et groupe : 3 €

Enfant : 1.5 € – Famille : 7,50 €

Conférences : 3 €

Les dimanches japonais : 6 €

En collaboration avec :