Histoire des collections

Le 14 mai 1933, Monsieur Henri Javaux, membre du Conseil d’Administration du Cercle Archéologie et Folklore, publiait un article dans le « Courrier d’Andenne ». Il y faisait appel à la générosité de « tous les vieux andennais » et de « toutes les vieilles familles andennaises » leur demandant d’offrir au musée en devenir l’un ou l’autre objet : faïence, porcelaine, outillage, gravure, peinture, … tout témoignage évoquant l’histoire de la ville.

Et ce fut un succès ! Près de 500 donateurs se sont manifestés et ont contribué à la genèse des collections du Musée qui devait être, comme souhaité en 1933, « une émanation de la volonté de tous ». L’inauguration par le CAFA a lieu le 21 juillet de la même année dans deux salles de l’ancien Hôtel de Ville, place du Perron, mises à disposition gracieusement par l’Administration communale. En 1959, le Musée passe sous l’égide de la Ville et, trop à l’étroit, est transféré dans l’ancienne maison du notaire Wérotte, rue Charles Lapierre, où une aile du rez-de-chaussée lui est réservée. Le 28 mai 1960 sont inaugurés en grande pompe les nouveaux locaux dévolus au Musée et à ses collections.

Outre la continuité des dons et l’apport des fouilles sur le territoire andennais, des subsides octroyés par la Ville (à partir de 1978) et d’autres émanant de la Communauté française permettront de poursuivre l’accroissement des collections.

Le Musée a également eu l’avantage de pouvoir bénéficier d’un autre mode d’acquisition, celui de la mise en dépôt.

Au fil des années, de nombreuses collections ont étendu le patrimoine du Musée :

1982

Don manuel à la Ville d’Andenne d’une dizaine de tableaux du peintre Léon Philippot par sa veuve, Mme Nelly Rasquin. La gestion des œuvres sera confiée au Musée.

1988

Une collection composée de carnets de croquis, dessins, gravures, photos, livres et souvenirs du peintre Léon Tombu est  cédée par sa fille Madeleine Tombu.

C’est également en 1988 qu’a eu lieu le démontage du four du pipier Daniel Verheyleweghen situé rue des Pipiers à Andenelle et son remontage dans le jardin du Musée grâce à la bienveillance de la famille Colin.

1989

Mme Nelly Rasquin, veuve de Léon Philippot gratifiera à nouveau la Ville d’Andenne d’un ensemble d’œuvres et d’objets de son époux. Le don manuel de près de 300 pièces comprenant collages, peintures, dessins, esquisses, tableaux-poèmes, céramiques et objets divers sera confié au Musée. Une vingtaine de peintures orneront différents locaux de l’Hôtel de Ville.

Une grande quantité de pipes en terre découvertes sur la propriété de M. et Mme R. Lavigne à Andenelle rejoindront gracieusement les collections et offriront l’opportunité d’un total réaménagement de l’espace consacré à ce type de production.

Achat d’une quinzaine de pièces en porcelaine et faïence issues de la collection Sprumont.

1991

A l’initiative de M. Robert Mordant, Conservateur de 1985 à 2001, la collection Anselme, composée de plus de 150 pièces de faïence et de porcelaine, sera achetée en 1992 par la Communauté française en vue d’être mise en dépôt au sein de l’institution andennaise.

La même année, environ 25 pièces de porcelaine et faïence de la collection de Mme Godart-Wéry seront acquises grâce aux subsides de la Ville d’Andenne et à la contribution de la Communauté française.

2000

La Communauté française s’est portée acquéreuse de la collection Richard Warginaire à la suite du décès de son  propriétaire. Plus de 550 poteries médiévales datant du 10e au 14e s., découvertes lors de fouilles à Andenelle, ont ainsi été déposées au Musée. Plusieurs centaines d’autres pièces, d’un état de conservation altéré, offertes par les héritiers de M. Warginaire, ont également intégré les collections.

2008

La collection Godart comportant plus de 520 faïences, porcelaines, grès cérame, gravures et dessins a fait l’objet en 2000 d’une mise en dépôt temporaire au Musée pour une durée de 10 ans. Celle-ci s’est soldée, en 2008, par un achat en co-propriété et à part égale de ladite collection par la Communauté française et la Ville d’Andenne. Cette démarche a été motivée par le souci d’assurer la conservation en un même lieu de ce remarquable rassemblement d’objets, initié par le docteur Dardenne et complété par la famille Godart. La plupart des faïenciers ayant produit à Andenne de la fin du 18e au milieu du 19e s. y sont représentés, tout comme les réalisations artistiques en grès et les eaux-fortes ou dessins d’Arthur Craco.

A suivre…

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