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Introduction

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Fiche technique

Dossier de presse

Le projet « DERLE » est né en 2015 de la volonté de rassembler les savoirs pluridisciplinaires autour des argiles mosanes. Bien qu’organiser un travail de recherche sur la terre plastique d’Andenne ne soit pas une nouveauté, il s’agit pourtant de la première exposition sur ce thème se tenant au Musée.

Elle présente deux volets : archéologique, avec les dernières trouvailles des archéologues, pour faire un bilan des connaissances ; et contemporain, avec les œuvres des céramistes de l’Académie des Beaux-Arts de Huy qui utilisent cette derle. Grâce à cette ressource régionale, le Musée propose donc un état de la question tout en inscrivant cette histoire dans un récit qui continue aujourd’hui.

L’histoire géologique d’Andenne commence en fait il y a 500 millions d’années ! Le sol y a été particulièrement généreux : minerais (fer, plomb, zinc), combustibles (bois, charbon, lignite), matériaux de construction et industriels (grès, calcaire, marbre, dolomie, quartzite, sable, pierre, argile, chaux, etc.) ainsi que de l’eau pour alimenter les forces motrices. Il n’est donc pas excessif de parler d’un scandale géologique ! Tous ces éléments ont permis, ensemble, de propulser l’entreprenariat de la Ville.

Parmi ces éléments, on trouve l’argile, située surtout sur la rive droite de la Meuse, dans le Condroz namurois, de la vallée du Hoyoux à Namur en passant par Andenne et Andenelle, mais aussi dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, et de manière plus limitée, sur la rive gauche, entre Seilles et Namur.

Mais toutes les argiles n’ont pas la même couleur, ni les mêmes propriétés, ni les mêmes usages. La derle qui cuit blanc, par exemple, fut très recherchée, car rare, ce qui la rendait économiquement intéressante. La « blanche derle » compose les fameuses pipes et faïences fines d’Andenne !

Avec la fin de l’extraction de l’argile, dans les années 1965-1979, le métier de dièleu, c’est-à-dire les mineurs de terre plastique (derleurs), disparaissait, et avec lui les connaissances… Il est ainsi utile de leur rendre  hommage ici ! Inéluctablement, les dernières entreprises fermaient aussi, en 1993 puis en 2008, laissant le Musée et la Biennale de la Céramique comme seuls héritiers, chanceux, de ce riche passé.

Lorsqu’en 2012, l’entreprise Carmeuse décida d’étudier les matériaux surmontant la pierre calcaire de ses carrières, elle découvrit de l’argile blanche. Elle initiait sans le savoir un nouvel intérêt pour la derle.

Avec ce Dossier de l’IPW, n°22, nous souhaitons actualiser et renouveler le propos grâce à un projet multidisciplinaire favorisant l’échange et la rencontre entre géologues, archéologues, céramistes, historiens, historiens de l’art ! Outre un  bilan des dernières recherches archéologiques en la matière, vous y découvrirez une terre aux nombreuses facettes, qu’on pensait disparue dans les années 1970 et qui reprend forme avec le travail contemporain de l’Académie des Beaux-Arts de Huy.

A propos de l’exposition

Dossier de presse de l’exposition

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Boutique de l’IPW

D22

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