Au début, le tour, simple plateau à décorer monté sur un petit pied, servait à lisser les pots dressés au colombin.
Ce plateau ne devint un vrai tour qu’une fois doté d’un axe vertical, solidement ancré dans le sol. On tournait parfois à deux personnes ; un aide donnait l’impulsion nécessaire, tandis que des deux mains, le potier façonnait le pot, à moins que lui-même manuellement ne relançât le tour. D’où son nom de tour à main. Tour à main que les Romains semblent avoir amélioré en le dotant d’un disque immense, actionné par un bâton. C’est à la Renaissance qu’on munit l’axe vertical d’un disque inférieur en bois, parfois relié au disque supérieur au moyen d’une forme conique, stabilisant le tour. Mû par les pieds, ce disque inférieur assure le mouvement, libérant les deux mains pour faire naître le pot.







