Une méthode de moulage révolutionnaire vraiment industrielle.
Au lieu de presser dans un moule une balle ou une croûte d’argile humectée, c’est une pâte d’argile liquide, appelée barbotine, qu’on verse dans un moule récipient, composé au départ de deux parts, dites coquilles.
De suite à mesure que l’on remplit le moule, le plâtre du moule en absorbe l’eau, faisant naître sur sa surface interne une mince couche de pâte, qui y adhère en s’épaississant peu à peu.
Comme le niveau de cette pâte liquide baisse en fonction de l’absorption de l’eau, on remplit le moule, jusqu’à ce que la couche de la pâte, collant à la paroi interne, soit assez épaisse. Aussitôt, l’on vide le moule du restant de barbotine. Au bout d’un certain temps, la couche de pâte, qui épouse les moindres formes du moule, assez sèche et durcie, se détache facilement.
Plus sec au départ est le plâtre du moule, plus vite s’épaissit, s’assèche, se durcit et s’enlève la nouvelle pièce. Et plus nombreux sont les moules disponibles, plus rapide et importante sera la production en série.
Robert Mordant.







