Anglais flag Allemand flag Hollandais flag

Géologie


Les continents sur notre planète sont en constant mouvement (tectonique des plaques). La collision entre ces continents a provoqué l’apparition de montagnes, suivie de leur érosion et le dépôt des sédiments érodés dans des mers, lacs…

Les argiles blanches, dénommées localement « derle », se sont formées  dans des cuvettes naturelles (dissolution des calcaires) occupées par des lacs ou des marécages fossiles. Leur formation date de +/- 20 millions d’années. L’eau des ruisseaux amène dans le lac les sédiments argileux et les sables qui s’y déposent et le comblent progressivement. Les argiles  sont grasses et impures puis, elles deviennent de plus en plus maigres et de couleur blanche. La couche supérieure du dépôt consiste en de la terre limoneuse, du gravier et du sable. L’extraction souterraine des argiles a laissé des vides qui par tassement naturel laissent aujourd’hui en surface une dépression occupée par un étang avec sa végétation actuelle.

La fabrication de diverses céramiques comme  les terres cuites communes, grès, tuiles, briques ordinaires et réfractaires, faïence fine requiert différentes variétés d’argile présentes dans les gisements andennais. La porcelaine et certains produits réfractaires exigent respectivement une argile parfaitement blanche (kaolin) et riche en alumine. Tout cela a fait la réputation des derles andennaises.

Les composants de toute céramique sont au nombre de 3 :

°  matières plastiques (argile)
°  agents dégraissants (sable)
°  agents fondants (chaux)

Au fur et à mesure que ces composants deviennent plus purs, nous passons de la faïence commune (fragile, opaque, sombre) vers la porcelaine la plus blanche (dure, cristalline, translucide). La production céramique est classée suivant les propriétés du tesson, les dégraissants utilisés, les agents fondants, les émaux et évidemment les températures de cuisson.

Du fond du puits creusé dans l’enveloppe de sable (entourant la poche d’argiles), qui peut être profond de 15, 20 et même 100 mètres (en fonction du niveau de l’eau souterraine), partent des galeries qui atteignent les couches de derle à extraire. Les maquettes et les schémas expliquent comment on descendait dans le gisement et comment on y extrayait l’argile. Film d’époque (sur demande) et galerie d’extraction reconstituée dans le jardin du musée.

Un des endroits du musée qui impressionnent le plus le visiteur est sans conteste, dans le jardin, la reconstitution d’un tronçon de galerie de mine. On y voit le puits d’extraction surmonté d’un treuil, la corde munie d’un crochet auquel on fixait le bac rempli de terre et où l’ouvrier calait le godillot pour se faire hisser à la surface, le système d’aérage, rustique mais efficace, les lourds étançons, séparés par un paillage destiné à retenir les terres, et, enfin, le front de taille où la terre était découpée en blocs réguliers. Qui peut se vanter de sortir d’un tel endroit sans éprouver une réelle émotion ?