Depuis son plus jeune âge, Léon Philippot ne songe qu’à la peinture et au dessin. Ses études, à l’Acdémie de Mons, il se les paiera en travaillant comme peintre en bâtiment. Peu après la première guerre mondiale, il s’établit à Andenne en tant que photographe mais cette vie monotone l’étouffe peu à peu. En 1930, il fuit la société pour enfin vivre son art et se réfugie au cœur de la nature comme un ermite. Désormais, il va revivre dans sa peinture et ses dessins l’évolution de l’art moderne, dont il s’imprègne par ses lectures : il se dégagera progressivement de sa vision naturaliste pour cheminer vers le symbolisme, le cubisme et le surréalisme dans les collages de ses vieux jours. Mais à Andenne, l’ermite du Fond du Chenal restera surtout le peintre de la douceur mosane…







