Jean-Louis Winand, habile successeur de Jacques Fourmy, est surtout un homme d’affaires. Tout en conservant sa piperie, il doit assimiler les nouvelles techniques associées à la porcelaine : des fours cuisant à 1400°, l’importation de kaolin, un vernis différent, des couleurs nouvelles. Créancier de Jacques Fourmy, Jean-Louis Winand obtient des moules à bas prix et engage quelques membres de son personnel. Il produit de la vaisselle courante, des bassins et aiguières, des écritoires, des pots de pharmacie d’un blanc éclatant. Progressivement, il modèle des pièces plus complexes et plus fines que les décorateurs, dont Joseph Lapierre, ornent de dorure parfois en abondance. En 1836, sa porcelaine lui rapporte au moins autant que sa piperie.
Quand Saturnin Winand reprend l’atelier de son père, en 1847, il dispose d’une équipe d’ouvriers et d’artisans dont certains sont là depuis près de trente ans. Il poursuit la production d’une vaisselle aux formes simples et belles, solide et bon marché, qui plaît à toutes les classes de la société. Sa créativité s’exprime surtout dans les vases de tous styles et les chopes à la décoration peinte pittoresque. Son fils Louis ferme la fabrique en 1885.






