Elève en sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles entre 1885 et 1887, Arthur Craco a aussi bénéficié de l’enseignement de Constantin Meunier à Louvain. Bientôt, parallèlement à la sculpture, il pratique le dessin et la gravure dont la thématique le plus souvent religieuse fait référence au style médiéval. Plus tard, son esprit sarcastique traduira, au travers de ses eaux-fortes, une satire féroce de la société. Son œuvre sculpté, particulièrement les sculptures chryséléphantines, où le sujet est l’expression d’une idée abstraite, s’inscrit dans le courant symboliste.
A la fin du XIXe siècle, Arthur Craco aborde le travail de la terre dans l’atelier du potier Emile Declercq à Rebaix. Avec ce dernier, il souhaite contribuer au renouveau de la céramique tout en l’élevant au rang d’Art. Formes et décorations de ses pièces sont empruntées à la nature.
A Andenne, après la première guerre, il découvre la derle, qui est pour lui une révélation, ainsi que les fours de grande capacité et le savoir-faire d’Emile Losson et Edouard Daenen. Dans leurs ateliers, il va pouvoir fabriquer des pièces en grès, parfois monumentales, et créer des effets grâce à des combinaisons d’émaux de couleurs et de textures différentes. Parmi ses œuvres maîtresses, Le Chevalier des Mers, exposé pour la première fois en 1907 et reproduit en grès dès 1925, le groupe monumental de La Nativité réalisé à l’occasion de l’Exposition universelle de Bruxelles en 1935 et des fontaines animalières érigées au cœur de la ville.







